Pluies d’automne sur un campus ancien, bibliothèques poussiéreuses, latin murmuré à la lueur des bougies… La dark academia n’est plus seulement une esthétique : c’est un véritable univers littéraire et cinématographique. De plus en plus de lecteur.ices et spectateur.ices cherchent des romans dark academia, des films dark academia ou encore des séries dark academia capables de recréer cette atmosphère d’élitisme, de mystère et de fascination pour le savoir et la puissance. Si tu veux approfondir la définition, l’origine et les codes précis de l’esthétique dark academia, je les détaille déjà dans un article complet dédié au mouvement. Tu peux le retrouver en cliquant ICI.
Ici, je te propose d’améliorer ta connaissance du sujet avec une sélection de 10 romans, films et séries dark academia. Des œuvres où l’université devient théâtre de secrets, où les amitiés virent à l’obsession et où la beauté intellectuelle flirte dangereusement avec la tragédie.
Je ne les ai moi-même pas encore tous lus ou vus, mais ils m’ont intriguée pour leur univers, alors je tenais à te les partager. N’hésite pas à me dire en commentaire ce que tu en as pensé si tu les as déjà lus ou vus.
Ma sélection de 10 livres, films ou séries
On commence par un classique avec Le cercle des poètes disparus, un film qui a beaucoup fait parler de lui, avec un Robin Williams magistral.
Pensionnat d’élite, uniformes impeccables, culte de la poésie : ici, la dark academia prend la forme d’un idéal lumineux… avant de révéler sa faille. La quête de beauté intellectuelle se heurte au poids des attentes et au conformisme social. Sous les vers de Whitman, la tragédie affleure. Le savoir élève… mais il peut aussi isoler, briser, condamner.
On reste dans les classiques avec le très célèbre Frankenstein, de Mary Shelley.
Avant même que le terme n’existe, ce roman portait l’ADN de la dark academia : obsession du savoir, solitude du génie, transgression morale. Victor Frankenstein incarne l’intellectuel qui franchit la ligne – et découvre que la connaissance absolue a un prix. Ici, l’érudition n’est pas élégante : elle est fiévreuse, dangereuse, presque sacrée.
Une histoire maintes fois revisitée, dont on trouve souvent trace dans des films ou séries fantastiques.
Dans un registre plus récent, la série Wednesday a beaucoup fait parler d’elle ces deux dernières années.
Un univers très visuel, porté par un casting aux petits oignons.
L’Académie Nevermore est un écrin néo-gothique : tours sombres, uniformes stricts, rivalités étudiantes. Mais sous l’esthétique parfaitement calibrée se cache une héroïne froide, lucide, presque détachée du monde. Wednesday transforme l’espace académique en terrain d’enquête. Ici, l’intelligence est une arme. Et la marginalité, une force.
Après les très connues sagas Grisha et Six of crow, Leigh Bardugo propose une saga de dark academia. Et quand on connaît l’esthétique soigné dans ses autres romans, on comprend que ce genre l’ait attirée, et qu’elle se soit donc lancée dans l’écriture de La neuvième maison.
Yale. Sociétés secrètes. Rituels occultes. Ce roman révèle ce que la dark academia suggère souvent : derrière le prestige, la corruption. Le savoir n’est plus seulement théorique, il ouvre des portes qu’on aurait dû laisser closes.
Atmosphère nocturne, violence sourde, fascination pour les cercles fermés : l’élitisme devient inquiétant.
Place maintenant à Cruel intentions, un film qui a marqué toute une génération pour la violence de ce qu’il dénonce, mais aussi pour son incroyable casting et la puissance des émotions transmises.
Ici, pas de bibliothèques poussiéreuses, mais un autre versant de la dark academia : celui du privilège et de la manipulation. Les références classiques deviennent des accessoires, l’intelligence une stratégie. Les jeux psychologiques remplacent les dissertations. Sous le vernis sophistiqué, l’âme se fissure.
On revient vers un univers plus récent, encore fantastique avec la série A discovery of witches.
À Oxford, la recherche académique rencontre l’ésotérisme. Manuscrits anciens, bibliothèques infinies, érudition presque mystique : le savoir devient magie. La série joue avec l’idée que les livres ne contiennent pas seulement des théories, mais des secrets capables de bouleverser le monde.
Retournons du côté des romans, avec Les arcanes du mal, de Sacha Morage, publié chez Plume Blanche.
Dans ce roman, le savoir n’est jamais neutre : il attire, il obsède, il consume. Entre ésotérisme, symboles anciens et quête de vérité, l’intrigue explore cette zone trouble où l’intellect frôle l’interdit. L’atmosphère est dense, presque suffocante.
Une dark academia où la connaissance devient vertige, et où comprendre signifie parfois se perdre.
Une autre série de dark academia, The chair ou Directrice, portée par Sandra Oh.
Moins gothique, mais profondément académique. La série explore les tensions d’un département de littérature : luttes de pouvoir, prestige fragile, hypocrisie intellectuelle. Ici, la dark academia abandonne le mystère pour montrer l’institution telle qu’elle est : brillante, mais fissurée.
Une saga parue chez les éditions Bookmark, de Marie F. Florie : La guilde des émotions, à l’esthétique très soigné.
Apprentissage, hiérarchie secrète, pression psychologique : l’académie devient un lieu d’initiation. Les émotions ne sont pas des faiblesses, mais des forces à canaliser… ou à manipuler. La dark academia y prend une dimension introspective, presque alchimique.
Je ne pouvais pas vous parler de dark academia sans vous rappeler que ce petit bijou, L’académie magique des arts occultes, co-écrit avec Marine Gautier et bientôt publié chez Le Héron d’Argent fait actuellement partie d’une campagne Ulule.
Un univers fantastique où la morale se confronte à l’élitisme et l’égoïsme. De quoi seriez-vous capable pour obtenir votre liberté ou les réponses à vos plus terribles questions ?
La dark academia ne se résume pas à une esthétique de vestes en tweed et de bibliothèques anciennes (même si on adore cette esthétique !)
À travers ces romans, films et séries, elle révèle surtout une obsession : celle du savoir, du prestige, de l’appartenance à un cercle choisi. Qu’il s’agisse de pensionnats élitistes, d’universités gothiques, de sociétés secrètes ou d’académies occultes, on y retrouve toujours la même tension : apprendre, c’est se transformer… et parfois se brûler.
Ces œuvres montrent que la connaissance n’est jamais innocente. Elle façonne, isole, élève ou détruit. Elle attire ceux qui cherchent plus grand qu’eux, quitte à franchir des limites morales ou dangereuses.
Si cet univers te fascine autant que moi, peut-être est-il temps d’oser pousser les portes d’une nouvelle académie, où l’art et la magie se côtoient de très près…
Pour participer à la campagne Ulule et précommande ton exemplaire, il te suffit de cliquer ICI.

